Actualité du mois
e-Nov Expertise met à votre disposition
une actualité innovante !
L'actualité du mois
Loi contre les fraudes : comment sécuriser les déclarations et les justificatifs de l’entreprise ?
Septembre 2026 / Temps de lecture estimé : 3 minute(s)
La loi du 25 juin 2026 relative à la lutte contre les fraudes sociales et fiscales renforce les dispositifs permettant aux administrations de détecter les fraudes, de coordonner leurs contrôles et de recouvrer les sommes dues.
Pour les entreprises, ce renforcement des contrôles invite plus que jamais à transmettre des informations exactes, cohérentes et suffisamment documentées. Déclarations sociales, demandes d’aides ou données fiscales : une organisation rigoureuse permet de limiter les erreurs et de répondre plus sereinement en cas de contrôle.
Des informations plus facilement rapprochées
La loi poursuit notamment trois objectifs :
- améliorer la prévention et la détection des fraudes ;
- renforcer les moyens de contrôle et de sanction ;
- faciliter le recouvrement des sommes dues.
Elle développe également, dans des situations définies, les échanges et l’exploitation d’informations entre les administrations fiscales, les organismes sociaux et les autres services compétents.
Les mesures prévues ne concernent pas toutes les entreprises de la même manière. Leur application dépend de la déclaration, du dispositif ou de l’aide concernée.
Une entreprise peut toutefois être amenée à expliquer un écart entre plusieurs informations. Par exemple, dans le cadre du contrôle de l’activité partielle, les services compétents peuvent obtenir des renseignements relatifs au chiffre d’affaires des entreprises concernées afin de les rapprocher des informations utilisées pour le dispositif.
Une différence ne caractérise pas automatiquement une fraude. Elle peut néanmoins entraîner une demande d’explications ou de pièces complémentaires.
Constituer un dossier complet pour les démarches sensibles
La loi n’impose pas une méthode de classement unique à toutes les entreprises. Il reste toutefois prudent de réunir les éléments utilisés pour préparer les déclarations les plus importantes.
Pour une aide liée à l’embauche, le dossier peut par exemple comprendre :
- le contrat de travail ;
- la déclaration préalable à l’embauche ;
- les bulletins de paie concernés ;
- les relevés de temps nécessaires ;
- les preuves de paiement ;
- la demande d’aide et son accusé de réception.
Pour une dépense ouvrant droit à un avantage fiscal, il peut réunir la facture, le contrat, la preuve de réalisation de la prestation et son règlement.
Le dossier peut également mentionner la date de transmission, la personne ayant vérifié les informations et les éventuelles corrections effectuées.
Cette organisation évite de devoir reconstituer les éléments plusieurs mois ou plusieurs années après la déclaration.
Contrôler les écarts avant la transmission
Les informations de l’entreprise proviennent souvent de plusieurs outils : paie, comptabilité, facturation, banque ou plateformes administratives.
Des différences peuvent apparaître à cause d’une erreur de saisie, d’un décalage de période ou d’une règle de calcul particulière.
Avant une déclaration sensible, quelques rapprochements peuvent donc être réalisés entre :
- les données sociales et les données de paie ;
- le chiffre d’affaires comptabilisé et les déclarations fiscales ;
- les factures et les règlements enregistrés ;
- les contrats et les prestations facturées ;
- les aides demandées et les dépenses engagées.
Un écart peut être légitime. L’essentiel est d’en comprendre la cause et de disposer des éléments permettant de l’expliquer.
Prévoir une validation adaptée aux risques
Une erreur peut résulter d’un document manquant, d’une mauvaise version utilisée ou d’une déclaration envoyée trop rapidement.
Pour les démarches présentant un enjeu financier important, l’entreprise peut prévoir une vérification en deux temps :
- une personne prépare la déclaration et rassemble les éléments nécessaires ;
- une seconde contrôle les montants, les dates et les principales pièces.
Cette organisation doit rester adaptée à la taille et au fonctionnement de l’entreprise. L’objectif n’est pas d’alourdir chaque démarche, mais de sécuriser celles qui présentent le plus de risques.
Les accès aux plateformes doivent également être mis à jour lors du départ ou du changement de fonction d’un salarié. L’utilisation d’identifiants individuels permet de mieux suivre les opérations réalisées.
Corriger une anomalie sans attendre
Lorsqu’une erreur est découverte, l’entreprise doit rechercher la procédure de régularisation applicable à la déclaration concernée.
Selon la situation, elle peut :
- rectifier directement les informations transmises ;
- contacter l’organisme destinataire ;
- adresser les éléments manquants ;
- conserver la preuve de la correction et des échanges ;
- solliciter un conseil lorsque les conséquences sont importantes.
Une correction spontanée ne garantit pas l’absence de conséquence financière. Elle permet néanmoins de montrer que l’entreprise a réagi dès la découverte de l’anomalie.
Trois réflexes pour sécuriser les déclarations
Avant chaque déclaration sensible, l’entreprise a donc intérêt à vérifier la cohérence des informations, s’assurer que les pièces nécessaires sont disponibles et corriger rapidement toute erreur identifiée.
Ces trois réflexes ne permettent pas d’éviter un contrôle, mais ils réduisent les risques d’incohérence et facilitent les échanges avec l’administration.
Ce sujet vous intéresse et vous souhaitez en avoir plus, prenez un rendez vous avec votre Expert-comptable
Vous avez trouvé cet article utile ?
Les actualités du mois



Société inscrite à l’Ordre des Experts-comptables de Paris Île-de-France